Jouez la carte parisienne ! Publié le 16-12-2016 |

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Depuis trois mois, une nouvelle vie a commencé pour Paola Botero, 29 ans, de nationalité colombienne. Après avoir travaillé cinq ans dans l’équipe financements structurés matières premières de Natixis au Brésil, à Sao Paulo, en tant que relationship manager, la jeune femme s’est installée à Paris pour assumer une nouvelle fonction au sein de la banque de gros du groupe BPCE : chef de projet à la direction de la stratégie. C’est elle qui a été à l’initiative du déclenchement de cette mobilité. « Après mon expérience au Brésil, j’avais envie d’un nouveau défi. Je voulais découvrir autre chose », confie la jeune financière dans un français soigné teinté d’accent espagnol. Elle avait déjà effectué il y a quelques années un stage chez Natixis en France, où elle a aussi décroché un master à l’école Audencia de Nantes. « En 2015, j’ai participé au Natixis Leadership Program, dédié aux jeunes talents, qui m’a fait découvrir les autres métiers de la banque, à une échelle plus globale, j’ai aussi pu développer un nouveau réseau de collègues. Après ce programme, je me suis sentie complètement prête pour un nouveau job, raconte-t-elle. Grâce à une mobilité géographique, j’ai pu prendre ce poste à Paris qui est très transversal. Je travaille sur les projets stratégiques de la banque, en coordination avec les autres métiers, sur des opérations de croissance externe par exemple. » Depuis le 1er janvier 2016, 19 mobilités géographiques ont eu lieu au sein de Natixis, dont 5 par des femmes. « Il y a encore 26 dossiers en instance de départ (dont 8 femmes) qui pourraient se réaliser entre mi-décembre et début d’année 2017 », précise la banque, qui a créé cette année un nouveau format de mobilité, le « short term assignment », plus court et plus flexible. Ce dispositif a déjà permis 17 départs à l’international.

Qualité de vie

Dans un contexte « post-Brexit » où la place de Paris déploie des trésors d’arguments pour mettre en valeur ses atouts, les cadres étrangers qui exercent dans le secteur de la finance sont le plus souvent séduits à l’idée de venir vivre dans l’Hexagone. La 9e édition de l’étude mondiale « Expat Explorer » (27.000 expatriés sondés dans 190 pays) de HSBC en témoigne : sur des critères tels que la qualité de vie au quotidien, la facilité d’intégration dans la société, le système de santé, les facilités de logement, la France s’est hissée, par rapport à l’an dernier, de la 14e à la 9e place. Près de la moitié (47 %) des expatriés disent être venus pour améliorer leur qualité de vie, et la majorité (69 %) affirment avoir perçu une amélioration après s’être installés (contre une moyenne mondiale de respectivement 32 % et 52 %). « L’attractivité de Paris auprès des financiers étrangers est indéniable !, scande une chasseuse de têtes. Quand on leur demande de choisir leur lieu de travail parmi d’autres villes comme Francfort, Dublin ou Amsterdam, tous plébiscitent la place parisienne. » « Il m’arrive de recruter des cadres étrangers pour des postes à Paris et je vante beaucoup les qualités de la vie parisienne », reconnaît Karl Payeur, 44 ans, associé leader forensic (fraude, litige, corruption…) chez Deloitte. Lui-même est de nationalité canadienne et exerce en France depuis cinq ans. « Le fait de travailler à Paris est facile à vendre. Cette ville est un grand centre financier, elle est aussi agréable à vivre, venir ici n’est pas un ‘step-back’ ! Au contraire ! », insiste ce manager de 55 personnes.

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